Campagnes Archives - Africa Amnesty International https://www.africaamnestyintl.com/category/actualites/campagnes/ Nous luttons contre l’injustice au Togo et dans le monde. Tue, 18 Mar 2025 11:03:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.africaamnestyintl.com/wp-content/uploads/2019/10/cropped-Amnesty-Internarional-Favicon-32x32.png Campagnes Archives - Africa Amnesty International https://www.africaamnestyintl.com/category/actualites/campagnes/ 32 32 Niger. Les autorités n’ont pas tenu leur engagement de respecter les droits humains depuis le coup d’État militaire https://www.africaamnestyintl.com/niger-les-autorites-nont-pas-tenu-leur-engagement-de-respecter-les-droits-humains-depuis-le-coup-detat-militaire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=niger-les-autorites-nont-pas-tenu-leur-engagement-de-respecter-les-droits-humains-depuis-le-coup-detat-militaire https://www.africaamnestyintl.com/niger-les-autorites-nont-pas-tenu-leur-engagement-de-respecter-les-droits-humains-depuis-le-coup-detat-militaire/#respond Tue, 18 Mar 2025 09:17:17 +0000 2170 1512 1501 1191 1148 1690 4726 4728 4734 4746 4741 https://www.africaamnestyintl.com/?p=219085 Les autorités nigériennes dirigées par l’armée n’ont pas tenu leur engagement de respecter les droits humains et de protéger les libertés civiles, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport documentant la répression contre les anciens responsables du régime et les voix critiques depuis le coup d’État de juillet 2023. Le rapport, intitulé : « Niger. Menacés et […]

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Les autorités nigériennes dirigées par l’armée n’ont pas tenu leur engagement de respecter les droits humains et de protéger les libertés civiles, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport documentant la répression contre les anciens responsables du régime et les voix critiques depuis le coup d’État de juillet 2023.

Le rapport, intitulé : « Niger. Menacés et mis au pas : les droits humains et l’espace civique sous pression depuis le coup d’État du 26 juillet », met en lumière la détérioration de l’espace civique et les violations des droits civils et politiques depuis le renversement du président Mohamed Bazoum.

LISEZ LE RAPPORT « Niger. Menacés et mis au pas : les droits humains et l’espace civique sous pression depuis le coup d’État du 26 juillet »

Amnesty International a documenté des violations des droits humains, notamment des détentions arbitraires, disparitions forcées, violations des droits des détenus et violations du droit à un procès équitable et de la liberté de la presse. Parmi les victimes de détention arbitraire figurent l’ancien président Mohamed Bazoum, son épouse, sept membres du gouvernement du régime déchu, des journalistes et des défenseur·e·s des droits humains.

Les autorités nigériennes se sont engagées à respecter l’État de droit et les droits humains. Notre rapport montre qu’elles ont clairement failli.

Marceau Sivieude, directeur régional par intérim d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

« En prenant le pouvoir, les nouvelles autorités ont justifié leur coup d’État par une dégradation continue de la situation sécuritaire et une mauvaise gouvernance économique et sociale. Elles se sont engagées à respecter l’État de droit et les droits humains. Notre rapport montre qu’elles ont clairement failli, avec une forte détérioration des droits humains depuis le coup d’État. Les autorités doivent maintenant tenir leur engagement », a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional par intérim d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Les droits humains piétinés dans la législation et dans la pratique

Le 28 juillet 2023, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), formé par les militaires qui ont perpétré le coup d’État, a suspendu la Constitution de 2010. Le CNSP a pris une ordonnance soulignant l’attachement du Niger à l’État de droit et à la démocratie pluraliste ainsi qu’aux droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

« Malgré les garanties données par les nouvelles autorités nigériennes, les droits humains ont été piétinés dans la législation et dans la pratique. Les détentions arbitraires sont devenues courantes et les décisions judiciaires ne sont pas respectées », a déclaré Marceau Sivieude.

Depuis le coup d’État, l’ancien président Mohamed Bazoum et son épouse, Hadiza Mabrouk, sont détenus malgré une décision de la Cour de justice de la CEDEAO de décembre 2023 qui a déclaré leur détention arbitraire et appelé à leur libération. En juin 2024, l’immunité de l’ancien président a été levée par la Cour d’État, dans le cadre d’une procédure au cours de laquelle il s’est vu refuser l’accès à ses avocats. Mohamed Bazoum est poursuivi pour « haute trahison » et « complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté de l’État ou à l’autorité de l’État », alors qu’aucune accusation n’a été portée contre Hadiza Mabrouk. Sept anciens ministres, accusés d’ « atteinte à la défense nationale » devant les tribunaux militaires, sont toujours détenus arbitrairement, malgré les décisions judiciaires demandant la libération de certains d’entre eux.

Amnesty International appelle les autorités nigériennes à respecter les traités internationaux et régionaux auxquels elles sont encore liées.

Marceau Sivieude, directeur régional par intérim d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

Le CNSP a également suspendu les activités des partis politiques depuis juillet 2023 et fait reculer certains progrès en matière de droits humains en rétablissant les peines de prison pour des infractions de diffamation. Un fichier de personnes ou entités impliquées dans des actes de terrorisme ou dans toutes autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et/ou fondamentaux de la nation ou de nature à troubler gravement la tranquillité et la sécurité publique a été établi. Il a déjà été utilisé à mauvais escient pour y inclure des voix critiques et les priver temporairement de leur citoyenneté.

« Si vous critiquez le gouvernement, soyez sûr que vous serez arrêté »

Les violations du droit à la liberté d’expression affectant les citoyen·ne·s, les membres de la société civile et les journalistes ont été incessantes depuis le coup d’État. En janvier 2024, la Maison de la presse, qui regroupe 32 organisations de médias, a été suspendue et remplacée par un comité ad hoc présidé par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Plusieurs journalistes ont été arbitrairement arrêtés et plusieurs médias internationaux ont été suspendus.

Le journaliste Ousmane Toudou, ancien conseiller en communication de Mohamed Bazoum et critique du régime actuel, a été arrêté le 13 avril 2024 et accusé de « trahison et complot contre la sécurité de l’État ». Il est toujours en détention mais aucune date de procès n’a été fixée.
Le 24 avril 2024, le rédacteur en chef du journal L’Enquêteur, Soumana Maiga, a été arrêté après que son journal a publié un article sur l’installation présumée d’équipements d’écoute par des agents russes dans des bâtiments officiels de l’État. Il est poursuivi pour « atteinte à la défense nationale ». Le 9 juillet 2024, il a été libéré dans l’attente de son procès. S’il est déclaré coupable, il risque jusqu’à 10 ans de prison.

Moussa Tchangari, secrétaire général de l’organisation Alternatives Espaces Citoyens (AEC), connu pour ses critiques envers les autorités, a été arrêté en décembre 2024. Il est poursuivi pour « atteinte à la défense nationale » et « intelligence avec des puissances ennemies », entre autres chefs d’accusation, et reste détenu arbitrairement. S’il est reconnu coupable, il risque 10 ans de prison.

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL POUR LA LIBÉRATION DE MOUSSA TCHANGARI

INFORMEZ-VOUS SUR LE CAS DE MOUSSA TCHANGARI

Dans ce climat répressif, l’autocensure est devenue la norme parmi les journalistes et les défenseur·e·s des droits humains, par crainte de représailles. « Si vous critiquez le gouvernement, soyez sûr que vous serez arrêté», a déclaré un membre de la société civile à Amnesty International.

« Alors que la période de transition pourrait s’étendre à cinq ans renouvelables à la suite des recommandations des assises nationales tenues en février dernier, Amnesty International appelle les autorités nigériennes à respecter les traités internationaux et régionaux auxquels elles sont encore liées et qui protègent les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, garantissent le droit à un procès équitable et les droits des personnes en détention, et interdisent la torture et les autres mauvais traitements. Elles doivent immédiatement libérer toutes les personnes détenues arbitrairement », a déclaré Marceau Sivieude.

Amnesty International a partagé les conclusions préliminaires de ce rapport le 13 février 2025 avec les autorités nigériennes. Au moment de la finalisation du rapport, aucune réponse n’avait été reçue.

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EXIGEONS LA DIGNITÉ : ENSEMBLE, AGISSONS POUR GARANTIR LE DROIT À LA SANTÉ MATERNELLE AU TOGO https://www.africaamnestyintl.com/exigeons-la-dignite-ensemble-agissons-pour-garantir-le-droit-a-la-sante-maternelle-au-togo/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=exigeons-la-dignite-ensemble-agissons-pour-garantir-le-droit-a-la-sante-maternelle-au-togo https://www.africaamnestyintl.com/exigeons-la-dignite-ensemble-agissons-pour-garantir-le-droit-a-la-sante-maternelle-au-togo/#respond Wed, 29 Jan 2025 11:10:51 +0000 2170 1512 1501 1148 1690 2439 4756 4752 4745 4733 https://www.africaamnestyintl.com/?p=218879 Des relations tendues entre le personnel et les patientes Le manque d’équipement et de personnel nuit également à la qualité des soins dispensés aux patientes pendant les consultations prénatales et l’accouchement. Les mauvaises conditions de travail ont aussi un impact négatif sur les relations entre les patientes et le personnel. Plusieurs patientes ont indiqué à […]

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Des relations tendues entre le personnel et les patientes

Le manque d’équipement et de personnel nuit également à la qualité des soins dispensés aux patientes pendant les consultations prénatales et l’accouchement.

‘’Nous sommes débordées, nous ne pouvons pas donner le meilleur de nous-mêmes, cela se répercute sur les patientes, nous ne les accueillons pas correctement et nous pouvons faire des erreurs dans notre travail’’ 

une sage-femme

Les mauvaises conditions de travail ont aussi un impact négatif sur les relations entre les patientes et le personnel. Plusieurs patientes ont indiqué à Amnesty International qu’elles avaient été agressées verbalement ou humiliées par le personnel.

J’avais des douleurs atroces mais on m’a demandé de descendre de la table car j’étais seulement à 4 cm. Elle m’a renvoyée à la salle de travail. 
J’ai senti que la tête du bébé sortait et j’ai commencé à marcher pour aller vers la salle d’accouchement. Je suis tombée en y retournant alors que la tête sortait. J’avais déjà commencé à accoucher à même le sol. La sage-femme est venue pour m’aider à la fin.
Un médecin est arrivé et a dit que l’enfant n’allait pas bien et nous a orientés vers le service pédiatrique, l’enfant est décédé par la suite », témoigne une patiente qui a perdu son bébé juste après son accouchement.

Francine*

WEZOU : un programme à améliorer

Au cours des dernières années, les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus accessibles les soins de santé maternelle. Le programme Wezou, lancé en 2021, représente une importante avancée car il vise à réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale en permettant aux femmes d’avoir accès aux services de santé maternelle à moindres frais. Une dérogation spéciale est accordée aux jeunes filles âgées de moins de 18 ans selon les autorités. Cependant des améliorations sont encore nécessaires.

En amont de son lancement, des sites internet officiels avaient annoncé que le programme Wezou allait « rendre les soins de santé gratuits pour les femmes enceintes ». Mais en pratique, seuls certains services sont gratuits. Par exemple, les antibiotiques qui sont souvent prescrits après l’accouchement ne sont pas couverts par le programme. Aussi, le programme Wezou est conçu pour l’échelon sanitaire périphérique c’est-à-dire les centres médico-sociaux (CMS). Il n’est pas effectif au centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO) ce qui constitue également un frein à l’effectivité de la prise en charge pour les couches les plus vulnérables—y compris les patientes mineures qui ont besoin de l’accord du service en charge du programme afin d’être enrôlées.

‘’J’ai été enrôlée dans Wezou quand je faisais les consultations prénatales au centre médico-social (CMS). On faisait l’analyse gratuitement et on nous donnait quelques comprimés. J’avais compris que l’accouchement aussi devait être gratuit. 
Mais pour l’accouchement, ils ont dit que Wezou ne marche pas au CHU donc nous avons tout payé. 
C’est déjà bien que le gouvernement prenne en charge le bilan de grossesse. Mais c’est au CHU que beaucoup de personnes viennent donc si on veut vraiment aider les gens, Wezou doit être effectif ici.’’

Une patiente

Selon les lignes directrices de l’OMS, il est important de promouvoir des « soins de maternité respectueux », c’est-à-dire des soins qui sont fournis avec humanisme de façon à préserver la dignité des femmes {…}, à garantir leur protection contre la souffrance et les mauvais traitements ». 

Cependant, malgré les efforts consentis par le gouvernement togolais pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, les femmes enceintes sont toujours vulnérables face à une mauvaise prise en charge ; le personnel de santé reste indexé même si pour eux aussi les conditions de travail sont difficiles. 

Agissez maintenant

demandez aux autorités togolaises de rendre plus effectif le programme Wezou pour une meilleure prise en charge des femmes enceintes.

Manque de personnel et équipement médical inadéquat : un fléau persistant malgré les efforts des autorités

En 2024, le gouvernement togolais a procédé au recrutement de 193 Sages femmes, 177 accoucheuses réparties dans les hôpitaux et centres de santé du pays sur un effectif de 1500 agents, dont des sages femmes, qui était annoncé par le ministre de la Santé. Huit gynécologues obstétriciens ont été également recrutés mais n’ont pas encore été affectés aux différentes formations sanitaires.

En 2024, un important lot de matériel a aussi été mis à la disposition des structures sanitaires pour renforcer leurs capacités de prise en charge.

Cependant, ces efforts notables restent insuffisants face à la situation constatée dans les services de maternité qui ont été visités par les délégués d’Amnesty International.

« Les gynécologues sont souvent épuisés. Nous sommes à la fois en consultation, au bloc, sur des accouchements compliqués… Pour cette raison, les gynécologues sont rares dans le public. Ils vont dans le privé pour percevoir des revenus à hauteur de l’énergie investie. Dans certains centres, il y a des blocs [opératoires] mais pas de gynécologues. » Une gynécologue.

ENVOYEZ CE MESSAGE AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DE L’HYGIÈNE PUBLIQUE

@MSPS_Togo L’État doit améliorer les conditions des travailleurs dans les services de santé maternelle. Agissez maintenant en dotant les infrastructures de santé de personnel suffisant et formé, et en matériel adéquat.

Tous les services de maternité visités manquaient de personnel suffisant mais également d’équipements de base nécessaires pour recevoir les patientes et assurer les soins. Dans un des centres médico-sociaux (CMS) de Lomé, la délégation d’Amnesty International a constaté que les tables d’examen étaient en piteux état dans la salle de consultation anténatale, et en raison du manque de lampes scialytiques, les sages-femmes devaient utiliser la torche de leur téléphone portable pendant les consultations.

Il faut que les autorités fassent quelque chose. Pour faire la lessive des effets personnels, il faut payer 250 francs CFA ; il faut payer 50 francs pour avoir environ 2 litres d’eau chaude pour les soins du bébé. Même pour uriner dans les toilettes de l’hôpital, il faut payer

Une patiente venant d’accoucher.

J’avais des douleurs atroces mais on m’a demandé de descendre de la table car j’étais seulement à 4 cm. Elle m’a renvoyée à la salle de travail. 
J’ai senti que la tête du bébé sortait et j’ai commencé à marcher pour aller vers la salle d’accouchement. Je suis tombée en y retournant alors que la tête sortait. J’avais déjà commencé à accoucher à même le sol. La sage-femme est venue pour m’aider à la fin.
Un médecin est arrivé et a dit que l’enfant n’allait pas bien et nous a orientés vers le service pédiatrique, l’enfant est décédé par la suite », témoigne une patiente qui a perdu son bébé juste après son accouchement.

Francine*


Les autorités togolaises doivent mettre le personnel dans les meilleures conditions pour améliorer leurs performances et mettre fin aux mauvais traitements notamment la violence verbale dans les services de santé maternelle. 

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ENFIN LIBRE! https://www.africaamnestyintl.com/enfin-libre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=enfin-libre https://www.africaamnestyintl.com/enfin-libre/#respond Tue, 07 Jan 2025 17:53:41 +0000 1512 4762 1501 1148 4756 https://www.africaamnestyintl.com/?p=218822 Bonne nouvelle pour démarrer l’année en matière des droits humains, Neth Nahara, l’angolaise qui avait incarcérée pour avoir critiquée le président sur Tiktok à été libérée le 01 Janvier 2025. Elle a fait l’objet de la campagne écrire pour les droits de décembre 2024. Ecrivez une lettre, changez une vie!!!

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Bonne nouvelle pour démarrer l’année en matière des droits humains, Neth Nahara, l’angolaise qui avait incarcérée pour avoir critiquée le président sur Tiktok à été libérée le 01 Janvier 2025. Elle a fait l’objet de la campagne écrire pour les droits de décembre 2024.

Ecrivez une lettre, changez une vie!!!

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Vos mots peuvent changer des vies. Voici comment. https://www.africaamnestyintl.com/vos-mots-peuvent-changer-des-vies-voici-comment/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=vos-mots-peuvent-changer-des-vies-voici-comment https://www.africaamnestyintl.com/vos-mots-peuvent-changer-des-vies-voici-comment/#respond Mon, 11 Nov 2024 12:52:08 +0000 2170 1512 1147 1501 4731 4733 https://www.africaamnestyintl.com/?p=218699 Chaque année, des personnes du monde entier participent à la campagne Écrire pour les droits d’Amnesty International, qui montre qu’une « petite » action peut changer beaucoup de choses. Un peu de temps pour écrire une lettre, poster sur les réseaux sociaux ou signer une pétition : vous pouvez changer le monde avec quelque chose d’aussi simple ! Depuis les débuts […]

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Chaque année, des personnes du monde entier participent à la campagne Écrire pour les droits d’Amnesty International,

qui montre qu’une « petite » action peut changer beaucoup de choses. Un peu de temps pour écrire une lettre, poster sur les réseaux sociaux ou signer une pétition : vous pouvez changer le monde avec quelque chose d’aussi simple !

Depuis les débuts d’Écrire pour les droits en 2001, des millions de gens ont changé la vie de personnes dont les droits fondamentaux avaient été bafoués. Au cours de ces 20 dernières années, plus de 56 millions d’actions ont été menées, et plus de 100 personnes dont la situation a été mise en avant par notre campagne ont constaté une amélioration de leur cas !

Prendre conscience que nos actions peuvent faire bouger les choses est une chance.

C’est pourquoi nous tenions à partager l’histoire de trois personnes remarquables qui ont vu leur vie s’améliorer, et qui nous font part de ce que le pouvoir citoyen signifie pour elles.

Une artiste et militante antiguerre libérée

À l’issue d’une campagne publique de grande envergure, l’artiste et militante antiguerre Alexandra (Sacha) Skotchilenko a été libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers historique en août 2024. L’accord a été négocié entre la Russie et le Bélarus d’une part ; et l’Allemagne, la Norvège, la Pologne, la Slovénie et les États-Unis d’autre part.

Je suis ici grâce à vous.

Alexandra (Sacha) Skotchilenko

Les autorités russes ont arrêté Sacha en avril 2022 après qu’elle eut remplacé les étiquettes de prix d’une épicerie par des informations sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Elle a été inculpée de diffusion d’« informations mensongères » sur les activités militaires du pays.

« Je tiens à remercier chaleureusement Amnesty International. Il est difficile de mettre des mots sur ma gratitude, car si je suis ici aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à vous », a déclaré Sacha.

Woman in rainbow tie-dye tshirt smiles and makes a v / peace hand gesture.
Alexandra Skochilenko le jour de sa condamnation, le 16 novembre 2023.

Une défenseure des droits humains acquittée

Originaire du Kirghizistan, Rita Karassartova est défenseure des droits humains et spécialiste en gouvernance civique. Pendant plus de 10 ans, elle a passé sa vie à donner des conseils juridiques indépendants, aidant ainsi les personnes dont les droits ont été violés.

Je vous remercie toutes et tous.

Rita Karassartova

Rita a été arrêtée en même temps que 26 autres personnes pour s’être opposée à un nouvel accord frontalier qui donnait le contrôle d’un réservoir d’eau potable à l’Ouzbékistan.

Inculpés de tentative de « renversement du gouvernement par la force », infraction passible d’une peine maximale de 15 ans d’emprisonnement, Rita et 21 autres prévenu·e·s ont été acquittés le 14 juin 2024.

« Je tiens à exprimer mon immense, immense gratitude… Vos actions opportunes – ces lettres, pétitions, signatures, et le grand nombre de lettres qui sont arrivées jusqu’au tribunal, jusqu’au bureau du procureur – tout cela était très puissant. », a déclaré Rita.

« En fait, cela nous a donné une force énorme… Bien sûr, l’acquittement était totalement inattendu. Je ne sais même pas comment intégrer tout cela. Dans notre tête, nous avions ressassé toutes sortes de scénarios, avec des issues différentes, mais jamais nous n’aurions pensé que nous serions tous·tes acquitté·e·s ! Je vous remercie toutes et tous. »

Portrait of Rita Karasartova looking determined. She has short dark wavy hair, and is wearing a light-coloured top standing in front of a neutral wooden door and wall.
Rita Karassartova, défenseure des droits humains et spécialiste en gouvernance civique.

Obtention d’un visa étudiant

En août 2017, l’armée du Myanmar a lancé une répression meurtrière contre les Rohingyas musulmans, minorité ethnique qui subit depuis des décennies une forte discrimination cautionnée par l’État du Myanmar. Plus de 620 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh après que les forces de sécurité ont entamé une campagne de violence, faisant un nombre inconnu de victimes Rohingya, violant des femmes et des jeunes filles Rohingya, posant des mines terrestres et incendiant des villages entiers.

Craignant pour leurs vies, Maung Sawyeddollah – alors âgé de 17 ans – et sa famille ont marché pendant 15 jours jusqu’au Bangladesh pour atteindre le camp de réfugié·e·s de Cox’s Bazar. Porté par son souhait de devenir avocat, Sawyeddollah voulait réclamer justice pour les souffrances dont il était témoin.

Parallèlement à ses études, il a lancé une campagne appelant le propriétaire de Facebook, Meta, à assumer la responsabilité de la manière dont ses algorithmes ont amplifié la haine anti-Rohingyas sur Facebook, alimentant la violence perpétrée par l’armée du Myanmar.

Dans le cadre de sa campagne, Sawyeddollah a appelé Meta à verser des réparations – et notamment des fonds pour des programmes éducatifs dans les camps de réfugié·e·s de Cox’s Bazar – dans l’espoir que l’éducation aiderait à reconstruire les vies brisées des personnes de sa communauté.

En 2023, Sawyeddollah était confronté à de graves risques pour sa sécurité dans les camps de réfugié·e·s. Aux côtés de ses partenaires Victim Advocates International et Dev.tv, Amnesty International a réuni des ressources pour aider à assurer la sécurité de Sawyeddollah. Grâce au Programme mondial de secours de l’organisation, il a reçu une aide financière d’urgence destinée à couvrir ses besoins en matière de sécurité tout au long de l’année.

Je suis particulièrement reconnaissant envers de nombreuses personnes […] sans le soutien desquelles ce parcours n’aurait pas été possible.

Maung Sawyeddollah

En août 2024, Sawyeddollah a obtenu un visa étudiant et a déménagé aux États-Unis. Il a atterri à New York le 19 août 2024, et est actuellement étudiant international à l’université de New York.

Amnesty s’est beaucoup impliquée pour soutenir les candidatures universitaires de Sawyeddollah – et cela n’aurait pas été possible sans vous !

« Je tiens également à remercier du fond du cœur mes parents, ma famille, mes ami·e·s, mes proches et tous les sympathisant·e·s, qui m’ont encouragé à persévérer. Je suis particulièrement reconnaissant envers de nombreuses personnes et organisations, y compris Amnesty International, sans le soutien desquelles ce parcours n’aurait pas été possible », a déclaré Sawyeddollah.

Young person wearing a backpack taking a selfie in a US airport.
Maung Sawyeddollah à New York, États-Unis, 2024.

Selon May Carolan, responsable du travail de campagne pour Écrire pour les droits :

« Lorsqu’Amnesty travaille aux côtés de défenseur·e·s des droits humains en danger comme Sawyeddollah, en les soutenant dans leurs moments les plus sombres et en veillant à ce que leurs voix soient entendues, elle montre ce qu’elle a de meilleur.

Merci infiniment à tous ceux qui ont soutenu Sawyeddollah à travers Écrire pour les droits, et qui ont veillé à ce que la cause des Rohingyas ne soit pas oubliée par la communauté internationale. Depuis la campagne, Sawyeddollah est devenu le premier Rohingya à obtenir un visa étudiant directement depuis les camps de réfugié·e·s au Bangladesh. »

La campagne de cette année mettra en avant neuf personnes et groupes venant du monde entier. D’une Tiktokeuse en Angola à une défenseure des droits des femmes en Arabie saoudite, toutes ces personnes incroyables sont connectées parce que leurs droits humains ont été bafoués.

Chaque action fait une énorme différence, comme vous pouvez le voir dans les histoires ci-dessus : alors n’attendez plus et écrivez une lettre, signez une pétition ou partagez nos publications sur les réseaux sociaux ! Avec votre aide, nous espérons contribuer à changer la vie d’encore plus de personnes cette année.

Transformez la vie de personnes dont les droits ont été bafoués.
Rejoignez Écrire pour les droits dès aujourd’hui.

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Afrique: La lutte contre la corruption en péril. Répression à l’encontre de défenseur·e·s anticorruption en Afrique de l’Ouest et du Centre. https://www.africaamnestyintl.com/afrique-la-lutte-contre-la-corruption-en-peril-repression-a-lencontre-de-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-anticorruption-en-afrique-de-louest-et-du-centre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afrique-la-lutte-contre-la-corruption-en-peril-repression-a-lencontre-de-defenseur%25c2%25b7e%25c2%25b7s-anticorruption-en-afrique-de-louest-et-du-centre https://www.africaamnestyintl.com/afrique-la-lutte-contre-la-corruption-en-peril-repression-a-lencontre-de-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-anticorruption-en-afrique-de-louest-et-du-centre/#respond Wed, 07 Feb 2024 08:48:16 +0000 2170 1150 1512 1501 1690 4760 https://www.africaamnestyintl.com/?p=218356 Ce rapport présente les éléments de preuve les plus récents sur la répression féroce frappant les DDH qui luttent contre la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre, une région où de tels faits sont rarement signalés et qui est marquée par une culture d’impunité et par un non-respect de l’obligation de rendre des […]

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Ce rapport présente les éléments de preuve les plus récents sur la répression féroce frappant les DDH qui luttent contre la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre, une région où de tels faits sont rarement signalés et qui est marquée par une culture d’impunité et par un non-respect de l’obligation de rendre des comptes en cas de violations des droits humains. Il porte sur 19 pays dont s’occupe le bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et comprend 31 cas de répression à l’encontre de DDH luttant contre la corruption dans certains de ces pays.

Ensemble, protégeons ceux et celles qui nous défendent contre la corruption. Demandons aux autorités de prendre les mesures nécessaires pour cela. Rejoignez la campagne d’Amnesty :

amnestycotedivoire.org/defendslecamp

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Écrire pour les droits – le pouvoir des mots https://www.africaamnestyintl.com/ecrire-pour-les-droits-le-pouvoir-des-mots/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ecrire-pour-les-droits-le-pouvoir-des-mots https://www.africaamnestyintl.com/ecrire-pour-les-droits-le-pouvoir-des-mots/#respond Thu, 24 Nov 2022 10:00:00 +0000 1512 4748 1501 https://www.africaamnestyintl.com/?p=217748 Il arrive que l’actualité soit vraiment déprimante. Parfois, le monde semble aller si mal qu’il paraîtimpossible de l’améliorer. Cependant, la campagne Écrire pour les droits d’Amnesty Internationalmontre qu’une « petite » action peut changer beaucoup de choses.Écrire une lettre, envoyer un tweet, signer une pétition… Vous pensez que vous ne pouvez paschanger le monde avec […]

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Il arrive que l’actualité soit vraiment déprimante. Parfois, le monde semble aller si mal qu’il paraît
impossible de l’améliorer. Cependant, la campagne Écrire pour les droits d’Amnesty International
montre qu’une « petite » action peut changer beaucoup de choses.
Écrire une lettre, envoyer un tweet, signer une pétition… Vous pensez que vous ne pouvez pas
changer le monde avec quelque chose d’aussi simple ? Mais si, vous pouvez !
Depuis les débuts d’Écrire pour les droits en 2001, des millions de gens, comme vous, ont changé la
vie de personnes dont les droits humains avaient été bafoués. Les quelques minutes prises pour
envoyer un tweet ou écrire une lettre ont vraiment aidé celles et ceux que nous avons soutenus
dans le cadre de cette campagne. Au cours de l’année écoulée, plusieurs personnes mises en avant
par la campagne Écrire pour les droits ont vu leur situation évoluer positivement.

UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS LIBÉRÉ

Bernardo Caal Xol, un enseignant et militant écologiste du Guatemala, a travaillé sans relâche à la
défense des populations impactées par des projets hydroélectriques sur la rivière Cahabón, dans le
nord du pays. En novembre 2018, il a été condamné à plus de sept ans d’emprisonnement pour des
accusations forgées de toutes pièces destinées à empêcher son travail de défense des droits
humains. Durant l’édition 2021 d’Écrire pour les droits, plus de 500 000 personnes se sont mobilisées
en sa faveur et il a été libéré en mars 2022. Dans un message vidéo adressé aux militant·e·s
d’Amnesty International, il a déclaré :

Moi, Bernardo Caal Xol, membre du peuple maya q’eqchi du Guatemala, je tiens à remercier
chacune et chacun d’entre vous. Vous m’avez donné espoir pour la justice, la liberté et l’égalité qui
doivent prévaloir pour tous les peuples et toutes les nations. 

Bernardo Caal Xol
Bernardo Caal Xol avec sa famille à sa sortie du centre pénitentiaire de Cobán, au Guatemala, après plus de quatre années d’emprisonnement.

UN PÈRE DE TROIS ENFANTS ET SA FAMILLE DE NOUVEAU RÉUNIS

Le 30 juin 2021, le défenseur burundais des droits humains Germain Rukuki a été remis en liberté
après avoir purgé quatre des 32 ans de réclusion auxquels il avait été condamné. Il avait été déclaré
coupable de nombreuses charges controuvées liées à son travail en faveur des droits humains. Il a
été incarcéré avant d’avoir pu prendre dans ses bras son plus jeune enfant, né quelques semaines
seulement après son arrestation en juillet 2017. Sa famille a dû fuir le pays par crainte des
représailles. D’abord dans l’incapacité de quitter le Burundi après sa remise en liberté, Germain a
finalement retrouvé sa famille en Belgique en février 2022. Des sympathisant·e·s à travers le monde
ont mené plus de 436 000 actions pour obtenir sa libération. Il a déclaré à Amnesty International :

Écrire pour les droits a vraiment un impact positif. Grâce à leur soutien, moi, Germain Rukuki, je
suis sorti de prison encore plus déterminé à défendre les droits humains.

Germain Rukuki
Samedi 5 février 2022, le défenseur burundais des droits humains Germain Rukuki a enfin retrouvé
sa famille en Belgique. Après plus de quatre années passées en prison, il a rencontré son plus jeune
fils pour la première fois puisqu’il avait été arrêté quand sa femme était enceinte.

LIBÉRÉ DU QUARTIER DES CONDAMNÉS À MORT

Magai Matiop Ngong était un collégien de 15 ans quand il a été condamné à mort pour meurtre le
14 novembre 2017 au Soudan du Sud. Il a eu beau expliquer au juge que la mort de la victime était
accidentelle et qu’il était mineur au moment des faits, il a été jugé pour meurtre passible de la peine
capitale sans pouvoir consulter un avocat. Plus de 700 000 actions ont été menées en sa faveur lors
de l’édition 2019 d’Écrire pour les droits, et en mars 2022, le tribunal de grande instance a estimé
qu’il devait être libéré étant donné son âge au moment des faits. Magai Matiop Ngong est
maintenant en sécurité hors du pays et plus déterminé que jamais à aider d’autres personnes
comme lui. À l’intention des personnes qui se sont mobilisées pour lui, il a déclaré :

Ce sont des personnes qui sauvent des vies… C’est grâce à elles que je suis là aujourd’hui… Je suis certain que je ne suis pas le seul à qui elles ont sauvé la vie. Elles ont sauvé la vie de gens dans le monde entier.

Magai Matiop Ngong
Magai Matiop Ngong célèbre sa libération au bureau régional d’Amnesty au Kenya, le 5 avril 2022. Il a également vu certaines des cartes et des lettres qu’il a reçues dans le cadre de la campagne Écrire pour les droits de 2019.

VOUS AUSSI, VOUS POUVEZ CHANGER LE MONDE, ET VOICI COMMENT

L’édition 2022 d’Écrire pour les droits arrive bientôt ! Cette année, nous faisons cause commune avec la campagne mondiale d’Amnesty Protégeons les manifs. Tout au long de l’histoire, les manifestations ont été un puissant outil de changement. Pourtant, partout dans le monde, des gouvernements répriment les manifestations et restreignent les droits des personnes. L’édition 2022 d’Écrire pour les droits mettra en avant 13 personnes qui ont payé un lourd tribut pour avoir osé défier les puissants.

Si vous doutez que vos mots puissent faire changer les choses, Jani Silva, une militante écologiste vivant en Colombie, peut vous assurer que c’est le cas. Sa courageuse opposition à la pollution environnementale et aux atteintes aux droits humains lui a valu d’être harcelée, intimidée et menacée de mort. Après l’édition 2020 d’Écrire pour les droits, Jani a déclaré :

 Je suis tellement reconnaissante pour les lettres. Du fond du cœur, je peux dire que cette campagne m’a maintenue en vie. C’est ce qui les a empêchés de me tuer, parce qu’ils savent que vous êtes là.

Jani Silva

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Le droit de manifester menacé: Amnesty International lance une campagne mondiale https://www.africaamnestyintl.com/le-droit-de-manifester-menace-amnesty-international-lance-une-campagne-mondiale/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-droit-de-manifester-menace-amnesty-international-lance-une-campagne-mondiale https://www.africaamnestyintl.com/le-droit-de-manifester-menace-amnesty-international-lance-une-campagne-mondiale/#respond Thu, 15 Sep 2022 15:30:00 +0000 1512 1501 4734 4746 4735 4741 https://www.africaamnestyintl.com/?p=217564 Manifester pacifiquement constitue un moyen dynamique et public d’exercer nos droits humains. Tout au long de l’Histoire, les manifestations ont permis à des individus et des groupes d’exprimer leur désaccord, leurs opinions et leurs idées, d’exposer les injustices et les abus, et de demander des comptes aux autorités. Grâce à leur mobilisation collective, leur créativité […]

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Manifester pacifiquement constitue un moyen dynamique et public d’exercer nos droits humains. Tout au long de l’Histoire, les manifestations ont permis à des individus et des groupes d’exprimer leur désaccord, leurs opinions et leurs idées, d’exposer les injustices et les abus, et de demander des comptes aux autorités. Grâce à leur mobilisation collective, leur créativité et leur esprit de défiance, les personnes qui manifestent sont une épine dans le pied des puissants.

Au lieu de répondre aux préoccupations les plus pressantes et d’encourager le dialogue pour éliminer les injustices, les abus et la discrimination, les États réagissent souvent en stigmatisant et en réprimant les manifestants pacifiques.

Manifestation à Khartoum au Soudan

Dans toutes les régions du globe, Amnesty International a recueilli des informations sur un large éventail de restrictions injustifiées du droit de manifester – aussi bien dans le droit commun que dans la législation d’exception –, sur la criminalisation des manifestants et sur le recours illégal à la force pour disperser les manifestants et dissuader les autres de rejoindre ces mouvements. Tandis que les technologies numériques offrent de nouvelles façons de se mobiliser et d’exprimer son désaccord, ceux qui cherchent à entraver le droit de manifester développent de nouvelles méthodes, allant de la surveillance en ligne à la fermeture d’Internet et des réseaux de communication virtuels.

Amnesty International œuvre depuis longtemps à protéger et étendre le pouvoir des manifestations dans la défense et la promotion des droits humains. Depuis des décennies, nous soutenons les mouvements de contestation et prenons part à des actions collectives dans le cadre de nos campagnes en faveur des droits humains. Nous sommes ici pour rappeler aux autorités que les manifestations pacifiques sont un droit, et non un privilège, que les États doivent respecter, protéger et faciliter. C’est pourquoi Amnesty International lance une campagne mondiale qui dénonce les attaques généralisées contre la capacité à manifester, et soutient tous ceux et toutes celles qui osent se dresser pour se faire entendre.

Existe t-il un droit de manifester?

Pour résumer : oui ! Le droit international relatif aux droits humains garantit le droit de manifester par un certain nombre de dispositions inscrites dans divers traités internationaux et régionaux qui, ensemble, confèrent une protection complète aux manifestants. Bien que ce droit ne figure pas distinctement dans les traités relatifs aux droits humains, les personnes qui manifestent, individuellement ou collectivement, exercent en réalité plusieurs droits, dont ceux aux libertés d’expression et de réunion pacifique.

Manifestations Blacks Lives Matter aux Etats Unis

La campagne Protégeons les manifs d’Amnesty International a pour objectifs de dénoncer les attaques contre les manifestations pacifiques, de défendre les personnes visées et de soutenir les causes portées par les mouvements sociaux en faveur de changements dans le domaine des droits humains.

Au lieu de faciliter l’exercice du droit de manifester, les États vont encore plus loin pour l’anéantir. Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

Le devoir de faciliter les manifestations publiques

Sur la base des garanties offertes par le droit international relatif aux droits humains quant aux manifestations – notamment par rapport au droit à la liberté de réunion pacifique –, les autorités étatiques ont le devoir de respecter, défendre et faciliter les manifestations pacifiques. Cela implique de s’abstenir d’interférer sans raison avec l’exercice de ce droit, de protéger les manifestants contre les violences, de fournir certains services (régulation du trafic ou installations sanitaires, si besoin), et de communiquer avec les personnes qui organisent ou participent à une manifestation pour en garantir le déroulement pacifique.

Cependant, la police manque encore bien souvent à son devoir de protection. Aux États-Unis, où des milliers de manifestations antiracistes et politiques pacifiques ont eu lieu après le meurtre raciste de George Floyd par des policiers en 2020, Amnesty International a découvert que les forces de police manquaient fréquemment de prendre des mesures préventives pour éviter que les rassemblements pacifiques soient perturbés et que les manifestants subissent des agressions

Manifestants fuyant les forces de l’ordre pendant une manifestation au Togo

Les manifestations peuvent-elles être restreintes?

Le droit relatif aux droits humains autorise les États à limiter le droit à la liberté de réunion pacifique dans certaines circonstances précises. D’après le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), les restrictions de ce droit ne sont autorisées que si elles répondent à trois conditions rigoureuses : légalité, nécessité et proportionnalité, et but légitime.

Ce qui fut le cas au début de la pandémie de COVID-19, lorsque l’impact et la propagation de la maladie étaient particulièrement imprévisibles, une série de restrictions du droit de manifester ont été adoptées à travers le monde. Même si nombre d’entre elles pouvaient être raisonnables, les trois conditions citées plus haut s’appliquent en permanence, y compris en cas de pandémie ou autre situation d’urgence, et doivent être réexaminées au fil de l’évolution de la situation. Ainsi, une interdiction générale des manifestations a été prononcée à Chypre, tandis que des pays comme la Russie ont interdit les manifestations mais pas les autres types de rassemblements.

Des manifestants aux Etats Unis pendant le Covid 19

Au Togo également les manifestations sont interdites depuis deux ans dues aux restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid 19. Il faut que l’interdiction soit levée.

Le maintien des entraves aux manifestations sans aucune limite de temps, alors que des mesures moins restrictives
touchent d’autres formes de rassemblements, démontre que cette mesure n’est plus aujourd’hui une restriction
nécessaire et proportionnelle pour la protection de la santé publique. Cette mesure compromet gravement le droit à la
liberté de réunion pacifique, a déclaré  International.

Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty

Pourquoi une campagne mondiale protégeons les manifs?

Les manifestations pacifiques sont menacées partout dans le monde : de la Russie à la France, de l’Iran au Maroc, de la Chine à la Thaïlande et au Sri Lanka, des États-Unis au Nicaragua et au Chili, du Sénégal au Zimbabwe.

Amnesty International lance sa campagne mondiale « Protégeons les manifs » afin de dénoncer les attaques généralisées contre les manifestations pacifiques à travers la planète, et de soutenir les manifestants et manifestantes pacifiques et les causes portées par les mouvements sociaux en faveur des droits humains. Notre but est que chacun et chacune puisse mener des actions pacifiques et se faire entendre en toute sécurité sans répercussions.

  • Nous ferons campagne pour obtenir l’amendement des lois trop restrictives qui réduisent l’espace civique, notamment lorsqu’elles limitent illégalement les droits aux libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association
  • Nous dénoncerons les détentions arbitraires, la criminalisation des manifestants, le recours illégal à la force par la police, l’emploi inadapté des armes à létalité réduite, et l’utilisation d’outils qui n’ont pas leur place dans le maintien de l’ordre. Pour commencer, nous œuvrerons pour la création d’un nouvel instrument international instaurant l’interdiction des équipements excessifs par nature et le contrôle du commerce des équipements des agents chargés de l’application qu’ils soient fournis à des individus susceptibles des lois, afin d’empêcher de s’en servir à mauvais escient pour commettre des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
  • Nous réclamerons que soit mis fin à la surveillance illicite de masse et ciblée, et appellerons les entreprises privées à remplir leur obligation de respecter le droit de manifester, y compris en s’opposant à la censure en ligne et aux fermetures d’internet.
  • Nous apporterons notre soutien aux personnes dont la voix est étouffée et qui risquent le plus de subir discrimination et exclusion.

Rejoignez la campagne!

Tout au long de l’histoire, les manifestations ont été un puissant outil de changement. Cependant, des États du monde entier les répriment actuellement. Nous devons donc les protéger.

Protégeons les manifs

Joignez-vous à notre appel mondial pour protéger les manifestations et participez à notre campagne dès aujourd’hui.

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